cité « perdue » des arts

cité des arts, cité « perdue » des arts, un hip hop dancer, sa silhouette en équilibre tout de contrôle en exercice, le danseur de rue, la banderole qui ironise sur la cité prétendument perdue des arts, entre le conservatoire de musiques d’antan et d’aujourd’hui, la boîte à notes et les étages abritant le FRAC, fric frac froc, les œuvres d’art contemporain rendues inaccessibles au public, ce qu’on appelle le public, allez savoir pourquoi, ces œuvres d’art que chaque dimanche de gentils guides aident à déchiffrer, défricher, dé-frac-her, belle architecture japonaise où des fuites d’eau arrosent gentiment artistes et visiteurs,

cité des arts où Michel Vuillermoz fit une lecture poignante, politiquement poignante, de quelques pages des Misérables, en cette cité qui vit naître son auteur au gré des mutations militaires de son géniteur, en cette boucle où chaque année le flâneur croise succès littéraires et auteurs de deuxième catégorie, auteurs de l’oubli quasi immédiat, auteurs inconnus avec qui l’on peut bavarder un moment de choses et d’autres parfois étonnantes, parfois sincères, parfois rares, cité des arts du livre, de la plastique, de la zique, passons et des meilleures,

cité des arts, cité offerte aux citoyens, si t’es désarmé, si t’es lecteur de ce blog trop plein de pensées en désordre, pensées qui sentent leurs vapeurs d’alcools, d’absinthe et de pontarlier, qui réchauffent cœur et cerveau, qui rappellent en un éclair de lucidité à quel point la vie est belle, l’univers lourd de sublimes labyrinthes, qu’auteurs et lecteurs parcourent à leur vitesse variable au gré des mystères de leurs imparfaites perceptions, si avec un peu de chance t’es armé pour pointer du cervelet ou sinon piquer une sieste, cité des arts où il fait bon se laisser aller à rêvasser, se laisser aller à écrire et lire, si t’es encore ici, mon pote, ma biche,