Rue de Braque

Les photos dévoilées sur Flickr peuvent donner lieu à des commentaires, souvent sans intérêt, parfois intéressants. Avouons-le tout de suite, il m’arrive aussi d’écrire des banalités. Et quoi de plus normal de la part de l’homme banal que je suis. Mais j’essaie avec ce blog d’aller un peu plus loin, j’essaie d’exprimer ce qui me turlupine ou m’interpelle. Flickr est le lieu où s’agrègent parfois de petits groupes informels de photographes partageant un intérêt diffus mais sensible pour de mêmes préoccupations : notre rapport à la photographie, l’état du monde, une curiosité bienveillante pour l’autre, entre autres. C’est, me semble-t-il, le cas avec Florian et Uwe. Dans notre cas, la rue est notre terrain de chasse privilégiée. La rue et ses passants, la rue et ses immeubles, la rue et la vie qui s’y écoule.

A l’occasion d’une photo récente, nous avons croisé quelques opinions dont il ressort une sensibilité partagée pour la fugacité, qu’elle soit saisie nette ou floue. D’ailleurs la netteté ou le flou signifient-ils quelque chose de notre rapport au temps ? Dans l’un et l’autre cas, il est question de disparition. Disparition des gens, disparition de toutes choses. Disparition de l’être humain peut-être plus proche que l’on ne l’a jamais imaginé. Amusé, je me demandais si après la fin de l’espèce humaine il y aurait un animal pour feuilleter, intrigué, nos albums photos. Un singe capucin ou un porc ?

Et puis il y a la musique, car nous ne saurions vivre sans musique. La musique vibre dans notre tête, à tue-tête ou en sourdine, voire en silence. Quelle musique ? Nous sommes plutôt ouverts, mais le bleu domine. Voilà que je m’exprime au nom des autres. C’est une faute. J’essaierai de ne plus la refaire. Ce serait trop facile, je ne vais pas glisser ici un lien vers une chanson ou un morceau de musique. Si tu veux cliquer, lecteur, clique plutôt sur les liens qui mènent vers Florian et Uwe.